Elevage ovin et aléas climatiques
Jusqu’à l’indépendance de nombreux grands troupeaux ovins du Sud, montaient vers le Nord pour pâturer les champs de chaumes et les résidus des cultures. Depuis les flux de transhumance et de nomadisme se sont de plus en plus réduits pour s’éteindre au profit de la sédentarisation Les animaux doivent trouver dans les environs de quoi se nourrir, d’où d’énormes pression sur les ressources, surpâturage, surcharge et dégradation des parcours.
L’élevage ovin est essentiellement extensif et dépend de la disponibilité des ressources fourragères spontanées. Avec la sécheresse et la dégradation des parcours, le problème de l’alimentation du cheptel est de plus en plus difficile à résoudre.
Quelle stratégie pour le développement de l’élevage ovin?
La politique de développement de l’élevage ovin et les multiples mutations qu’il a connu jusqu’ici posent le problème grave d’équilibre entre les besoins du cheptel et les ressources fourragères. Jusqu’ici l’Etat a soutenu les éleveurs pour combler le déficit fourrager et sauvegarder le cheptel. Cette politique a encouragé certains à pratiquer l’élevage ovin ou à augmenter leurs effectifs. Elle a aggravé la dépendance du cheptel ovin aux aliments et l’importation de l’orge fourragère.
Le réchauffement climatique et la sécheresse ne cessent de réduire les ressources fourragères et la dégradation des parcours. La guerre en Ukraine, la crise alimentaire, la pression sur les aliments et la flambée des prix viennent aggraver la situation de dépendance de notre pays.
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L’élevage ovin passe par une crise grave et nécessite une nouvelle vision et politique de développement.
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